La communauté réduite aux acquêts (régime légal par défaut)
C’est le choix par défaut pour les couples qui préfèrent laisser le destin (et la loi) décider.
- Ce qui est commun : Tout ce que vous achetez pendant le mariage. C’est le grand pot commun de l’amour !
- Ce qui reste personnel : Ce que vous possédiez avant le mariage et ce que vous héritez/recevez en donation pendant le mariage.
Implications financières :
Vous êtes solidaires des dettes contractées pour le ménage.
En cas de divorce, vous partagez équitablement les biens acquis pendant le mariage.
Idéal pour les couples qui commencent leur vie ensemble et qui veulent tout partager… sauf peut-être cette collection de timbres héritée de tante Gertrude.
La séparation de biens
Pour les couples qui aiment dire « Ce qui est à moi est à moi, ce qui est à toi est à toi ».
- Chacun garde la propriété de ses biens, qu’ils soient acquis avant ou pendant le mariage.
- Vous pouvez quand même acheter des biens en commun, mais il faut le préciser.
Implications financières :
Chacun gère son argent comme bon lui semble.
Pas de solidarité pour les dettes, sauf pour les dépenses du ménage.
Idéal pour les entrepreneurs ou les personnes ayant un patrimoine important à protéger.
Parfait pour éviter les disputes sur qui a acheté le dernier gadget inutile à 300€.
La participation aux acquêts
Le compromis parfait pour ceux qui ne peuvent pas se décider entre communauté et séparation.
- Pendant le mariage : Vous fonctionnez comme en séparation de biens.
- À la dissolution du mariage : On calcule l’enrichissement de chacun et on partage la différence.
Implications financières :
Vous gardez votre indépendance financière pendant le mariage.
En cas de divorce, le conjoint qui s’est le plus enrichi devra partager une partie de ses gains.
Idéal pour les couples où l’un des conjoints sacrifie sa carrière pour s’occuper du foyer.
La communauté universelle
Pour ceux qui prennent le « ce qui est à moi est à toi » très au sérieux.
- Tous les biens, présents et à venir, font partie de la communauté.
- Possibilité d’inclure une clause d’attribution intégrale au survivant.
Implications financières :
Tout est partagé, pour le meilleur et pour le pire.
Pratique pour protéger le conjoint survivant.
À éviter si vous avez des enfants d’une précédente union (sauf si vous voulez vraiment les déshériter).